Article Sud Ouest du 1.08.09

BASKET-BALL LIGUE FÉMININE, BASKET LANDES. Le président démissionnaire Christian Lecompte évoque le futur du club
« Il y aura des dommages collatéraux »



Christian Lecompte : « Quoi qu'il arrive, mon bilan parlera pour moi. Après, je dis bon courage à la nouvelle équipe ». (photo nicolas le lièvre)
Sa démission de la présidence du club phare du basket landais à la fin du mois de juin avait fait l'effet d'une bombe. C'est justement ce que recherchait Christian Lecompte : secouer le cocotier pour permettre à Basket Landes de poursuivre son développement. Faire fi des querelles internes pour poursuivre l'aventure en Ligue féminine. Le problème est que les événements ont depuis pris une tournure inattendue : un nouveau bureau a été élu, avec des projets bien différents de ceux de l'ancien président.
« Sud Ouest » Expliquez-nous ce qui s'est passé entre votre démission et aujourd'hui.
Chistian Lecompte Ma décision de m'effacer à l'issue de l'assemblée générale du 25 juin dernier ne devait servir qu'à tirer la sonnette d'alarme : ce club ne pourra pas se maintenir en Ligue féminine professionnelle sans une augmentation des finances. Et dans cette optique, il n'y a pas cinquante solutions : il faut augmenter les recettes guichet et les partenariats. Cela ne pourra pas se faire en restant à Saint-Sever, dans une salle de 1 000 places que la municipalité ne prévoit d'agrandir que dans quelques années... Nous avions donc commencé à démarcher, notamment la municipalité montoise, pour évoquer la possibilité de jouer à l'espace François-Mitterrand. Mais visiblement, certaines personnes au sein du club ne pensent pas comme moi et envisagent d'autres pistes, beaucoup plus locales, pour le développement de Basket Landes. Elles ont profité de mon départ en vacances pour faire élire un nouveau bureau et un nouveau président. Lorsque je suis rentré, j'ai bien vu que je n'étais plus le bienvenu. C'est en quelque sorte un putsch de ceux qui, à Saint-Sever, veulent s'approprier le club.
Aviez-vous senti venir la fronde ?
Les rapports étaient de plus en plus tendus depuis quelque temps. On me reprochait de trop travailler seul. C'est toujours facile à dire lorsqu'on ne fait soi-même strictement rien. J'ai peut-être été parfois un peu trop directif, mais sur un bateau, il faut un patron qui dirige et assume les responsabilités. J'étais prêt à le faire aussi en cas d'échec... J'ai longtemps fédéré, à présent j'énerve. C'est peut-être dû à mes origines franciliennes (rires).
Comment voyez-vous la suite ?
Je ne vais pas me battre contre des moulins à vent. J'ai présenté mon projet, il n'a pas été accepté. Si les choses n'ont pas évolué d'ici une semaine, j'irai voir ailleurs. Mon bilan depuis sept ans parle pour moi et la réussite de Basket Landes m'offre des opportunités dans ce sport que je compte bien saisir. Je n'aurai aucun mal à rebondir. Cela ne se fera pas de gaîté de coeur, tant les choses vécues dans les Landes ont été intenses, mais il faut parfois savoir tourner la page.
Si je dois en arriver là, je voudrais tout de même rappeler quelques petites choses : ce qui se passe actuellement confirme les arguments des détracteurs du projet à l'origine. Basket Landes est un club départemental, non saint-séverin. En l'état, l'octroi des subventions du Conseil général ne sera plus justifié. Quelques partenaires, ensuite, risquent de ne pas suivre la nouvelle équipe. Et pour boucler le budget 2009-2010, il faut jouer des matches à Mont-de-Marsan : or je sais que personne n'est entré en contact avec la municipalité montoise depuis ma démission. Il se pourrait donc qu'il manque quelques euros en fin d'exercice. Résultat : certaines joueuses ne seront pas qualifiées. Le championnat commence bientôt et il y aura des dommages collatéraux. Enfin, des personnes qui travaillaient sur les partenariats et la communication sont parties en même temps que moi, avec leur savoir-faire et leurs contacts.
Maintenant, quoi qu'il arrive, mon bilan parlera pour moi. Après, je dis bon courage à la nouvelle équipe.
Nous n'avons pu contacter le nouveau président Dominique Lafargue pour évoquer cette situation.
Auteur : propos recueillis par martin thévenot

# Posté le mercredi 05 août 2009 17:22

La plus grande des défaites....

On aura beau voir Bourges à la maison (et un jour on aurait pu gagner peut être !!!) on aura beau gagner ailleurs... on aura beau perdre ici et ailleurs,.... finalement qu'importe !
Qu'importe en effet puisque la plus belle des rencontres nous venons de la perdre !
La seule partie qu'il ne fallait pas perdre, nous l'avons perdu ou plutôt non !
ILS L'ONT PERDU !
Et qui sont ces gens là, peu scrupuleux du travail effectué avant eux, peu en phase avec les vrais enjeux du sport de haut niveau et notamment de basket landes ?
Comment ont-ils pu casser pour des raisons très personnelles la grande raison collective que basket landes, et celui qu'il faut bien désormais appeler son ex Président Christian Lecompte, avaient fait naître dans les Landes alors que les divisions multiples hantaient depuis presque toujours les collectivités, les clubs, les disciplines, les personnes de ce département.
Lesquels aujourd'hui sont étrangement passifs et absents des débats et qui sans doute un jour devront rendre des comptes au bon sens de la population.
C'est vrai que les pèlerins de saint Jacques de Compostelle parlaient de l'enfer landais à l'époque !
Enfer landais parce qu'il y avait des marais, des maladies intraitables qui s'attrapaient ci et là même en faisant un pèlerinage !
Aujourd'hui, force et de croire que ce démantèlement du club basket landes et le départ volontaire de son Président fondateur, visant à mettre chacun devant sa responsabilité quant à l'avenir immédiat de ce beau projet, rappellent cet "enfer landais".
Sommes nous ce département si atypique que les belles et grandes idées de rassemblement ne peuvent exister ?
Sommes nous cette région si différente que les individus ont du mal à considérer que seule l'union fait la force ?
Sommes nous enfin ces Landes qui se passe de tout, sauf de ses arbres malheureusement moins nombreux depuis ce début d'année qui, rappelez vous, avaient été plantés pour faire oublier l'enfer landais !
Les grandes victoires se jouent bien avant le début d'une saison !

Encore faut-il connaître le sport de haut niveau pour le savoir !

Mais quand même, comment peut on être aussi peu visionnaire, mais surtout aussi partisans de la ranc½ur ancestrale stérile qui détruit une si belle aventure ?

Oui, vraiment, quel gâchis !


Laurent Dupré

# Posté le mardi 21 juillet 2009 01:23

L'humeur du jour...



Il était une fois dans une province reculé de France appelée Gascogne, une jeune mariée et son amoureux. Ils se marièrent en l'an 2003. Elle était née en Gascogne tout prés du fief de Saint Sever, elle y avait grandi et avait déjà commencé à faire parler d'elle dans la région.
Lui aussi venait de la même province, mais avait grandi plus au Sud dans la province de Léon, soit à l'autre bout du monde pour les braves gens des terres. Ils décidèrent tout de même de s'installer dans le fief de Saint Sever proche du domicile de la demoiselle.

Ce mariage fut d'abord controversé puis suivirent les railleries mais malgré tout cela notre couple laissa parler les mauvaises gens et décida de se battre afin de prouver à toutes ces personnes mal intentionnées qu'ils avaient raison de s'unir. Que la noce fût belle !!!!

Puis le temps passa, les challenges furent relevés les un après les autres pour arriver jusqu'au sommet de leur art. Le souverain de la région donna même quelques écus pour les aider dans leur tâche, certains nobles se joignirent également à l'aventure en donnant également quelques écus.

L'union était parfaite, les affaires allaient bon train jusqu'au jour ou le seigneur local qui était un homme placide mais non moins calculateur flaira la bonne affaire et envoya quelques un de ces fidèles lieutenant voir ce qui se passait chez le couple si attractif aux yeux des autochtones. Ceux-ci montrant patte blanche proposèrent en suivant leurs services au jeune couple qui ni voyant que du feu les accueillirent à bras ouvert.

Les affaires se développant plus vite que prévu, notre couple se trouva dans l'impasse et informa le seigneur local de son désir de déménager temporairement dans la ville voisine qui offrait des infrastructures plus importantes. Celui-ci toujours aussi placide ne dit mot, mais envoya ses lieutenants qui n'étaient donc pas là par hasard faire un peu de lobbying auprès des amis de toujours de notre couple. L'affaire fût bien menée puisque ces gens là qui soutenait les amoureux depuis leur union, certains étant même témoin du mariage virèrent soudainement de bord, seul le temps nous dira pourquoi !!!!!

Les pique-sous avaient gagné, le divorce fut scellé, le marié expulsé et la mariée séquestrée.........

Maintenant seule l'histoire nous dira combien de temps la mariée pourra survivre sans son cher et tendre !!!!!


Damien Napias

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 13:39

Modifié le mardi 21 juillet 2009 01:19

Communiqué de Christian

Trop de rumeurs colportées ici et là m'invitent à communiquer ma version des faits, afin que ceux qui s'inquiètent légitimement sur les derniers évènements qui ont eu lieu à Basket Landes puissent en connaître les raisons objectives.

A plusieurs reprises j'avais eu l'occasion d'alerter le comité directeur du club sur une évidente nécessité de développement qui ne se gère plus comme une simple asso, mais comme un vrai club professionnel et tout ce que cela comporte de démarche de professionnalisation à tous les niveaux.

Cette démarche était déjà entamée sur bien des points, mais il restait à franchir de manière urgentissime un cap : celui du budget.

Car en effet si tous les objectifs que je pensais que nous nous étions fixés communément avec une grande volonté politique et sportive départementale ont été atteints, au delà des espérances, faire chaque année des miracles avec des bouts de ficelle, même étant proche de Lourdes, ne peut avoir qu'un temps.

Depuis 3 ou 4 ans j'avais annoncé que le million d'euros était le budget nécessaire pour tenir raisonnablement la route en LFB. Depuis 3 ans on nous promettait une salle et bien d'autres choses mais comme on le dit au cours des brèves de comptoir, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
Belle maxime en vérité après laquelle on peut se présenter comme ardents défenseurs de vraies valeurs. J'avais même demandé en septembre dernier une visite au Président de la fédération pour enfoncer le clou, lequel avait joué le jeu avec beaucoup d'à propos.

Las, trop tard et je me souviens de ses paroles alors que je le déposais le soir à son hôtel :
« le département veut y aller, mais pas tout seul »
Il avait très vite compris l'atmosphère et la solitude départementale (même si la région aurait suivi elle aussi) face au défi qui s'imposait dès le départ de l'aventure. Projet départemental qui était taillé pour le haut niveau, il l'a prouvé ensuite. Il fallait donc que chacun s'inscrive dans la démarche.
Combien de fois ai je dit que le calcul était la construction de l'outil de travail indispensable parallèlement à la progression sportive ? LFB = salle adéquate.
Combien de fois ai je dit que probablement Basket Landes resterait rapidement le seul club d'une sport collectif majeur au plus haut niveau dans le département et reste aujourd'hui un des 4 mousquetaires aquitain (Bayonne, Biarritz en rugby, Girondins en foot et...Basket Landes )?
Nous avons rempli notre part du contrat et de quelle manière !
Mais personne n'est plus amnésique que celui qui ne veut pas se rappeler.

Aujourd'hui, évidemment que le contexte économique ne permets plus cet investissement, d'autant moins après le passage de Klaus.
Un Président est celui qui dirige, et diriger c'est prévoir. Président, je suis le premier responsable de l'avenir de ce projet au yeux de tous et je l'assume.

Le plan B, c'était quoi ? L'Espace Mitterrand bien sûr, même si être à 10 minutes de St Sever est apparemment insurmontable dans notre culture, du moins veut on le faire croire.
Donc rencontres et échanges avec les élus concernés (Mont de Marsan, Département, Région, St Sever).
A St Sever Mr le Maire nous prose un projet d 'aménagement de Laloubère qui pourrait être porté entre 1800 et 2000 places avec agencements et parking adéquats.
Soit, pas de problème, on est loin du projet immobilier initial dont il nous restera en guise de souvenir une photo du terrain, mais en acceptons l'augure.
On part à Mitterrand le temps des travaux, car le club, c'est dès cette saison qu'il doit trouver un budget nécessaire pour continuer sa route dans cette division, et pérenniser Basket Landes. C'est d'ailleurs ce que j'ai dit lors de la fameuse AG du club, en proposant de signer une convention avec le mairie de St Sever, mais je ne me rappelle pas d'un écho favorable à cette solution dans les propos de Mr le Maire. Les élus départementaux et régionaux rencontrés savent que le plan de route est bon et puis ils me font confiance, eux.
Je parle donc à des membres élus du club, je présente les chiffres, la masse salariale de l'an prochain. L'idée de Mont de Marsan qui est évidente pour toute la France du Basket (BL est maintenant très connu !) et tout le département des Landes sauf...là où se trouve actuellement le club avec des propos largement déformés.
Quand on veut tuer son chien on peut toujours dire qu'il a la rage.
Je peux comprendre que c'est difficile humainement, mais alors où est le sens de l'intérêt général pour sauvegarder ce projet départemental ?
Qu'est ce qui empêche tous les acteurs d'aujourd'hui de le suivre à Mitterrand, aussi bien public que club des supporters et même élus, en attendant la fameuse évolution de Laloubère ?
Je ne peux pas croire qu'on préfère voir végéter et peut être mourir Basket Landes à St Sever plutôt que de le voir se développer à 10 minutes de St Sever à Mont de Marsan, et pourtant.

C'est pourquoi la veille de l'AG de Basket Landes, ce 22 juin 2009, j'avais convoqué une réunion spécifique pour que le comité directeur du club se prononce dans son ensemble sachant que le sujet avait précédemment été abordé et que certains d'entre eux savaient pertinemment bien quelles démarches étaient entreprises.
Rester à St Sever ou migrer à Mitterrand en attendant mieux, telle était la question essentielle.
Mais on me demanda de poser une troisième question, celle qui pour moi était une question de non décision : faire des matches à Laloubère et se mettre d'accord avec la mairie de St Sever pour aller faire des matches à Mont de Marsan. Bel effort !
C'est d'ailleurs une question que nous leur avions posé, aux élus St Sevérins, lorsque que Bourges était venu il y a 2 ans et que nous avons perdu 30.000 euros de recettes en restant pour ce match de coupe de France à Laloubère, privant ainsi par la même occasion le public Landais d'une affiche de gala avec un Bourges qui ne l'était pas moins, tout droit rentré du final four d'Euroligue.
Je me souviens de l'étonnement d'Alegria, chaîne câblée locale aujourd'hui disparue faute d'évènements porteurs sans doute, et qui avait eu ce jour là des retombées tout à fait exceptionnelles. Le trésorier de Basket Landes serait sans doute heureux d'avoir aujourd'hui le delta manquant de la recette que nous aurions pu faire à Mitterrand.
L'arête m'était, pour tout dire, restée un peu en travers de la gorge mais j'avais dégluti ....
Une saison, c'est désormais avant la fin de la précédente qu'elle se prépare, et nous devons toujours être dans l'anticipation.
Car nous n'avons pas de temps à perdre et chaque saison, celle ci plus encore que les précédentes, est une course contre la montre. Un dernier effort, un dernier « coup de collier » pour franchir la dernière grosse difficulté et faire passer Basket Landes de l'âge ado à l'âge adulte, lui qui n'est encore qu'un « adulescent ».

Alors pourquoi cette frilosité des élus du club ? Quelques uns des membres sont évidemment locaux et je peux humainement comprendre qu'ils aient peur de s'engager, question de représailles dans l'opinion publique locale. Mais si on leur explique bien ils vont comprendre, ils ne sont pas stupides, pas ceux qui nous soutiennent et qui soutiennent ce projet Départemental avec autant de ferveur...

Après cet ultime sondage de l'ambiance locale au sein du club, la nuit portant conseil, il fallait bien y aller. Un mail très clair adressé dès le matin pour faire part à chacun des élus du club de l'état de mes réflexions qui n'ont sans doute pas été prises au sérieux, mais Lecompte est il vraiment sérieux, et finalement est ce que ce monde est sérieux ?

Ma décision était prise et j'allais m'exposer en première ligne pour créer un électrochoc et expliquer que : « compte tenu du challenge qui nous attend, chiffres à l'appui, nous devons faire le pas dès cette année ». Car dans les conditions actuelles (800.000 euros de budget à Laloubère à 150.000 euros du budget nécessaire) personnellement je ne savais pas faire et je n'allais pas une fois de plus engager ma responsabilité de dirigeant Président du club, et seul exposé en première ligne, si on ne se mettait pas main dans la main autour d'une table dans l'intérêt général de Basket landes et du sport départemental pour acter ce changement indispensable en attendant une possibilité de retour à Laloubère après travaux.
Mais les travaux auront ils lieu ? C'est peut être là où le bât blesse. La commune d'accueil de BL a t elle vraiment, non pas l'envie, ce dont je ne doute pas, mais en l'état actuel de ses finances et de ses possibilités les moyens de ses engagements virtuels (les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent). Car des promesses déçues on en a eu bien sûr, chat échaudé craint l'eau froide.
Et il n'est pas question que personnellement j'engage le club dans une impasse, trop de monde est concerné.
Est ce pour cette raison que la commune ne verse aucune subvention au club ?
Pas de moyens financiers donc rien pour BL qui, nous avait on laissé entendre en son temps, « n'est pas de St Sever » ?
Pas de St Sever, c'est vrai, mais des Landes oui ! Et alors, ça ne compte pas, les Landes ?
Comment dans ces conditions lutter avec d'autres en LFB, et comment s'étonner que nous soyons le club qui ait, malgré l'effort important du département et depuis cette année de la région, le plus petit budget cumulé des collectivités de la division ?
Bien sûr des aménagements ont été faits à Laloubère, mais toutes les collectivités territoriales ont participé pour un outil qui profite à toutes les associations de la commune de St Sever et parfois des alentours, et pas seulement à Basket Landes, non ?
Et alors, Basket Landes, ça devient quoi ?
Eyres Moncube 2 ? Un projet départemental récupéré en local et qui ne serait plus que l'ombre de son but initial ?
Un club ordinaire qui donnerait raison à ses détracteurs de la première heure ?
Un projet qui ne justifierai plus les engagements financiers des collectivités départementales et régionales ?

Merci, messieurs les maires de la communauté Cap de Gascogne, ceux qui subrepticement, et sentant combien c'était difficile, m'ont glissé chaque saison une petite enveloppe discrètement dans la poche, payant à titre personnel 2 ou 3 fois le prix d'un abonnement pour aider le club à s'en sortir. Merci à eux d'avoir accepté de voter une subvention Basket landes, et je sais que certains d'entre eux auraient fait encore davantage.
Je ne vais pas les nommer ils se reconnaîtront.
Et pourquoi l'ont ils fait ? Pour que Basket landes vive, non ?
Faut il les trahir eux aussi ?

Pour toutes ces raisons, j'aurai pu agir de façon très politique, et ça on peut me le reprocher, mais je ne l'ai pas fait, j'aurai pu user d'expédients et j'en avais largement les moyens, expédients qui m'auraient dédouané de toute responsabilité dans la migration (provisoire ?) de Basket Landes.
J'ai joué carte sur table car enfin quel est le challenge ?
Le challenge c'est de continuer de manière très significative le développement de Basket Landes. Mais c'est aussi et surtout jouer avec une équipe la saison prochaine, être simplement 10 sur le banc à domicile et, encore plus difficile avec des joueuses étudiantes, 9 à l'extérieur, mais aussi ne pas se moquer des partenaires, collectivités ou privés, du public, des anciennes joueuses qui seront les premières et désormais les seules ( ?) qualifiables, ou presque.
Car en effet pour obtenir le déplafonnement de la masse salariale auprès de la commission de contrôle de gestion dans le contexte LFB actuel, il faut apporter des éléments tangibles de structuration, de développement. Une nouvelle salle avec donc plus de public et plus de partenaires privés eu égard aux nouvelles possibilités d'accueil. Des possibilités d'animer réellement un club entreprises avec ses structures d'accueil qui nous éviteraient de chercher et de déplacer sans cesse dans la saison la date des 2 malheureuses soirées que nous avons pu loger péniblement au cours de la saison passée, faute de salles locales pour nous accueillir.

Aujourd'hui Basket landes en LFB peut qualifier 5 joueuses, plus 3 ou 4 jeunes issues du CF (Eva, Lucie, Maïssa ( ?), Julia)...pour la saison prochaine, ne parlons même pas du remplacement de Marion Laborde que ne se remplace pas pour des raisons bien plus multiples que le simple fait qu'elle finissait meilleure marqueuse française de LFB la saison passée.
Pour mémoire 14 joueuses la saison passée ont été qualifiées pour la première saison en LFB avec les moyens du bord, elles n'étaient pas de trop.

L'ambition du club désormais ? Limoges et Armentières risquent d'être faibles la saison prochaine, alors on va tenter de les battre pour se maintenir...

Aller voir les médias et les partenaires avec ça, motiver staff, dirigeants, joueuses (recrutement), attirer le public avec ça comme ambition ?

Tous les ans c'est dur et tous les ans on réussit, on réussirait une fois de plus car Basket Landes est condamné à réussir et à réussir vite, c'est maintenant qu'il y a vraiment la place, ce n'est cette fois ci, pas plus difficile que les autres années. Il fallait juste un peu de courage et beaucoup, beaucoup de travail, mais ça, nous savons faire, non ?.
Imaginez que nous soyons au péage de l'autoroute avec 1h30 de voyage pour arriver à destination avant 2h00 et que nous choisissions la départementale où il est acquis qu'il nous faudra 3h00 pour rater notre rendez vous...c'est à peu près ce qui nous est proposé aujourd'hui.

3 mois de travaux de préparation de la communication (boutique, magazine, mailing list, location de places en ligne, etc...) pour démarrer dans une salle plus grande, Mitterrand en l'occurrence, et quelques années d'un travail acharné balayés d'un revers de manche.

Pourquoi ? On le saura bientôt et je souhaite de tout c½ur plus que quiconque que tout cela n'ait pas été vain.

Car je n'ai jamais eu l'intention de laisser Basket landes. Juste lancer un gros pavé dans la mare pour réveiller tous ceux qui dormaient et allaient se laisser une fois de plus porter par le courant. J'ai clairement dit que je n'engageais pas, en l'état actuel des choses, ma responsabilité de dirigeant Président de Basket Landes en montant sur un bateau sans boussole, ni même le moindre sextant. Histoire de réveiller les consciences.
Mais laisser tomber BL, ça jamais ! C'est pourquoi j'ai été très surpris de la rapidité avec laquelle certains se sont engouffrés dans la brèche, peut être n'attendaient ils que cela ?
Convoquer et monter un bureau express en mon absence, réintégrer des éléments qui ne sont pas sur la liste votée en assemblée générale sans convoquer une A.G.E., font qu'aujourd'hui, si c'est vraiment le cas, le comité directeur du club fonctionne peut être en toute illégalité et ne pourrait en l'état percevoir des subventions...( ?)
C'est aussi pourquoi je me suis présenté le mardi suivant à la réunion hebdomadaire même si je savais à l'avance, allez savoir pourquoi, qu'une sentence locale avait été décidé, bien avant le procès.
Je n'ai donc reçu de mes ex collègues, pour la plupart, qu'une fin de non recevoir, une interdiction en règle d'envisager une réintégration même au comité directeur...si, m'a t on dit, si tu pouvais aller chercher de l'argent ! On ne doute de rien !
A quel titre ? Avec quelle légitimité devrais je aujourd'hui me présenter avec mon bâton de pèlerin devenu bâton de Maréchal devant des prospects potentiels ? Avec quelle motivation après tout ça ? Est ce que ce monde est sérieux ?

Alors on fait quoi ? Je vous la joue façon : « les autres c'est des méchants et moi je suis le gentil ? »
Non, pas le genre de la maison. C'est juste je n'ai pas reconnu les gens que j'avais en face de moi et je préfère ne pas savoir pourquoi même si je m'en doute.

Ce qu'on me reproche ? Un problème de ...forme !
Quand on ne parle que de la forme n'essaie t on pas en réalité d'éluder le fond ?
Il faudrait que chacun se comporte en adulte !
Parce qu'aujourd'hui figurez vous que j'ai raison...finalement, et que les démarches que j'ai préparé seraient celles qu'envisagent désormais le bureau de Basket Landes.
Alors ne reste plus que la forme ? C'est quoi, la forme ?
Mon avis : l'ego surdimensionné de quelques rares individus qui se découvrent des vocations sans en avoir vraiment les possibilités...et pour eux la situation est une aubaine.
Sinon qu'ils s'expliquent à leur tour, on comprendra peut être l'incompréhensible.

J'ai lu quelque part : « A qui profite le crime ? »
Pas à Basket Landes en tous cas. Mais par dessus tout qu'on ne dise pas que j'ai « abandonné » Basket landes, surtout pas, et que chacun ait le courage de dire ce qui s'est réellement passé et ce qui a été réellement préparé et par qui avant que je ne revienne d'un périple de 8 jours (FFBB et AG fédérale) à Paris puis à Lille, juste après la fameuse AG de Basket Landes.
Que chacun assume ses choix, il faut juste un peu de courage et je n'en ai jamais manqué.
Je reste encore attentif durant quelques jours à cette situation, et si rien ne bouge alors là oui, je tournerai définitivement la page avec un bilan très élogieux que je souhaite à mon successeur, même s'il a été poussé sur le siège par ceux qui hurlent avec les loups mais n'ont pas eu, eux, d'autre courage que de le mettre lui dans une situation très compliquée à bien des égards.
Je regrette aussi la déception de tous ceux qui eux démissionnent désormais, qui avaient bien mesuré l'enjeu départemental de ce projet, qui adhéraient à 100 %, qui n'étaient pas de St Sever, ce qu'on m'a reproché récemment, car voyez vous j'avais fait un comité directeur parallèle (SIC).
Ils n'étaient pas parallèles mais bien que non élus au club (il en faut bien pour travailler en dehors de St Sever, surtout pour un projet départemental) ils étaient bien dans le sujet. Je ne vais pas les citer tous au risque d'en oublier, mais toute la comm' et une bonne partie du partenariat avec beaucoup d'idées et d'activités (organisation des marraines de c½ur par exemple avec les joueuses pro qui visitaient les clubs).
Les vidéos de matches, les supports de communication en général. Les engagements de Basket Landes (voir le site www.relevonslaforetdeslandes.fr ) pour le développement durable ou après le passage de Klaus, le soutien aux plus défavorisés aussi et je pourrais en nommer beaucoup. Un travail énorme !

Je n'en veux à personne, je garde un merveilleux souvenir de cette très belle aventure humaine et des personnes avec lesquelles j'ai travaillé (beaucoup) et sans lesquelles tout ce que nous avons réalisés (tous ensemble) n'aurait jamais été possible.
Après ça, BL ne sera plus jamais le même mais on pourrait encore lutter et s'adapter.

Je n'abandonne pas BL, sûrement pas, certains pensent que je n'ai pas à y revenir, ça fait une sacré différence et je tenais à rétablir fermement cette vérité là afin que le message de la pensée unique soit recadré, mais dans quelques jours après que chacun ait écouté une nouvelle fois les fameuses « promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent », alors là oui, je tournerai la page pour de bon, comme un grand garçon qui n'a de but dans la vie que de s'améliorer lui même au maximum en espérant que chacun suive la même démarche...en quête de devenir un homme en quelque sorte qui devrait être celle de chacun d'entre nous.

Ce n'était qu'un combat, il fallait continuer le début...
Je vais tourner définitivement cette merveilleuse page personnelle et surtout collective pour passer à autre chose, et les propositions ne manquent pas...

Merci à tous ceux qui m'adressent encore chaque jour de nombreux messages de soutien, qu'ils soient de St Sever (eh oui...) ou d'horizons parfois très inattendus, qu'ils veuillent bien m'excuser de ne pouvoir répondre à tout le monde.

Longue vie à Basket Landes !

Christian Lecompte

# Posté le lundi 13 juillet 2009 10:30

Les derniéres nouvelles.....



Jeudi 25 Juin 2009


--------------------------------------------------------------------------------
BASKET-BALL LIGUE FÉMININE, BASKET LANDES. Des divergences d'opinion quant à l'orientation à donner au club ont poussé le président à quitter ses fonctions

Lecompte s'efface


Christian Lecompte : « J'ai lancé un gros pavé dans la mare, j'espère qu'il éclaboussera bien là où il faut ». L'ancien président éspère provoquer un électrochoc. (photo archives david le déodic)
Christian Lecompte n'est plus le président de Basket Landes. Des divergences d'opinion quant à l'orientation à donner au club l'ont contraint à quitter ses fonctions. Après un quinquennat à la tête d'un club qu'il aura mené jusqu'aux sommets de la hiérarchie, c'est non sans regret mais avec force conviction qu'il n'a pas pris part, mardi soir, au renouvellement du tiers sortant du bureau, prévu à l'ordre du jour d'une assemblée générale qui n'aura finalement eu d'ordinaire que le nom.

Cette décision, faute de prendre de court les membres du conseil d'administration du club, avertis de ses intentions le matin même par courriel, constitue un véritable coup dur pour l'association, à moins de trois mois du lever de rideau du championnat de Ligue féminine. Et vu de l'extérieur, elle peut paraître aussi décalée qu'inappropriée à l'issue d'une campagne écoulée riche en satisfactions : du maintien en Ligue féminine des seniors en passant par la Coupe des Landes des espoirs et le formidable parcours des cadettes, finalistes de la Coupe de France et 3es du championnat de France.

« Ce n'est pas parce qu'on joue dans la cour des grands qu'il faut copier ce qui se fait de mal ailleurs, réagissait Jean-Pierre Dalm, le maire de Saint-Sever, faisant allusion aux récents remous qui ont secoué l'Olympique de Marseille. Se payer une crise quand tout va bien, c'est du luxe ! »

Basket Landes peut-il se le permettre ? L'avenir le dira. En attendant, le malaise était bel et bien palpable, mardi soir. Christian Lecompte l'a exprimé tout au long de son discours moral, mettant en exergue le hiatus existant entre la bonne santé du club et sa vision pessimiste de l'avenir de Basket Landes en LFB. « On a tout lieu de se réjouir aujourd'hui, mais demain ? Comment faire pour pérenniser l'équipe dans cette division ? »

Besoin de recettes

Pragmatique, Lecompte pose quelques chiffres à plat. Première obligation selon lui, gonfler le budget de 800 à 970 000 euros « afin d' aligner une équipe décente, compétitive et ne pas se moquer du public », sachant qu'avec la même masse salariale que l'an passé (soit 600 000 euros comprenant les salaires, les charges sociales, les logements, les assurances, les déplacements...), « nous ne pourrions qualifier que huit joueuses (contre 14 en 2008-2009) ».

Or, pour atteindre les 720 000 euros de masse salariale escomptés pour tenir la route en Ligue et pour que « les perspectives de développement soient possibles », Basket Landes doit tabler sur des prévisions de recettes à la hausse. « Et à moins de trouver un partenaire ultra-généreux », la solution réside dans un gain significatif de spectateurs que pour l'heure, Laloubère et ses 1 000 places ne peuvent absorber.

Un appel au secours

Et c'est bien là que se situe le noeud du problème. Un serpent de mer qui se mord la queue. Avec, à une extrémité, un président jugeant « vital » de déménager « ne serait-ce que provisoirement », par exemple du côté de l'Espace François-Mitterrand de Mont-de-Marsan « en attendant que le projet d'agrandissement de Laloubère aboutisse ». Et, à l'autre, la majorité des membres du bureau préconisant une solution intermédiaire, consistant à réserver l'option montoise aux trois-quatre grosses affiches de la saison de LFB.

« C'est la démocratie, j'accepte la décision, mais moi, en l'état actuel des choses, je ne sais pas faire ! Et dans ces conditions, je préfère ne pas engager ma responsabilité de président », tranchait l'ex-patron basket-landais. Plus que l'expression d'un ras-le-bol, avec ce départ, Christian Lecompte dit avoir voulu lancer un ultime « appel au secours », créer un électrochoc. « J'ai lancé un gros pavé dans la mare, j'espère qu'il éclaboussera bien là où il faut », confessait-il à l'issue de l'assemblée, à la fois soulagé mais résolument inquiet, conscient « de tous les problèmes immédiats à gérer » par la nouvelle équipe.

À commencer par le bouclage du budget prévisionnel pour l'exercice 2009-2010. Pour ce faire, « Basket Landes pourra compter, malgré la conjoncture difficile, sur le soutien du Conseil général des Landes », a rappelé Bernard Subsol. À l'aube d'une « période de transition tumultueuse », le président de la commission sports a par ailleurs souligné l'urgence de « tous se mettre autour d'une table » pour essayer « d'avancer dans l'intérêt commun. » L'été s'annonce chaud et laborieux pour Basket Landes.

Auteur : Richard Marquet

# Posté le dimanche 28 juin 2009 17:37